Youtubeurs et Streamers : Placement de produits

De nombreux Streamers/Youtubeurs (S.Y. ci après) présentent à travers leurs vidéos de nouveaux produits ou jeux vidéo. Cela permet au public d’avoir un avis professionnel sur le dernier jeu vidéo à la mode, ou simplement de passer un bon moment devant son S.Y. préféré.

Le développement de ce type de vidéo est apprécié par l’industrie du numérique. Cela permet de faire facilement la promotion de son produit à moindre frais. Toutefois une pratique du donnant-donnant s’est mise en place ces dernières années, le S.Y. test le nouveau jeu/produit en échange d’une rémunération versée par son titulaire.

Cet accord peut sembler anodin, le S.Y. ne perdant pas son esprit critique il lui est loisible de critiquer un jeu malgré cet accord. Toutefois le législateur ne le voit pas ainsi car le S.Y. voulant obtenir de nouveau ce type de contrat donnera un avis positif sur le produit.

Comment est réglementé ce type d’accord ?

Il s’agit d’une publicité, dont la définition est la suivante :  «toute forme de communication faite dans le cadre d’une activité commerciale, industrielle, artisanale ou libérale dans le but de promouvoir la fourniture de biens ou de services, y compris les biens immeubles, les droits et les obligations » .

Le droit oblige à ce qu’une publicité soit comprise comme telle par le spectateur.

Dès lors l’attitude du S.Y. ne mentionnant pas qu’il s’agit d’une publicité pour le jeu vidéo tombe sous le coup de la pratique commerciale trompeuse (publicité déguisée) : «toute action, omission, conduite, démarche ou communication commerciale, y compris la publicité et le marketing, de la part d’un professionnel, en relation directe avec la promotion, la vente ou la fourniture d’un produit au consommateur» 

Le S.Y. est dans l’obligation d’avertir le public qui regarde sa vidéo qu’il s’agit d’un placement de produit pour demeurer dans la légalité.

La peine encourue est de 2 ans de prison et 300 000 euros d’amende.

Toutefois la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes transigent pour le moment avec les youtubeurs pour le paiement d’une amende sans passer devant le juge.

Reste à savoir si cette approche pacifique de la DGCCRF sera toujours de rigueur.

 

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